Où l’auteur de ce blog se découvre un frère en eschatologie littéraire

6 février : le romancier américain Gary Shteyngart est sur France Culture dans Pas la peine de crier peine de crier, l’une de ces émissions où le mot “psychanalyse” revient si souvent dans la bouche de l’animatrice que l’on finit par croire qu’elle a fait un pari avec sa sœur…

Shteyngart, l’auteur de Super triste histoire d’amour (L’Olivier, 2012), raconte son Amérique de la contre-culture numérique de masse où, déjà, “les livres puent”.

L’animatrice doute. Ouvertement. Évoque du bout des lèvres un éventuel “post littéraire”. Son invité y croit-il vraiment ?

Shteyngart réplique :

“Les gens sont effrayés par les livres. Il y avait un journaliste du Spiegel qui était venu faire une interview. Et il est allé dans un bar très à la mode, down town…. Il a pris un livre, il a commencé à le lire, et les gens l’ont regardé comme s’il était une bête curieuse ! Le serveur est venu le voir et lui a dit : ‘Pas ici, s’il vous plaît…’” 

Silence. (L’animatrice, sûrement, songe à la psychanalyse…)

Eschatologie litteraire : Fahrenheit 451Fahrenheit 451, François Truffaut, d’après le roman de Ray Bradbury, Anglo Enterprises, 1966

About Renaud Marhic

Journaliste indépendant, Renaud MARHIC a collaboré à des publications choisies (Charlie Hebdo, Le Vrai Papier Journal, etc.). Essayiste, romancier, auteur jeunesse, il a publié une vingtaine d’ouvrages chez divers éditeurs. Grand amateur de récits folkloriques et légendaires – pour ce qu’ils révèlent de l’humain –, Renaud MARHIC vit en Bretagne. Devenu le “Petit Reporter de l’Imaginaire”, sa série Les Lutins Urbains met à l’honneur un “merveilleux merveilleusement incorrect”, invitant le jeune lecteur à une réflexion sur quelques thèmes universels, sans moralisme, en tout humanisme.
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